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Accès libre · 24 janvier 2026

La plupart des triathlètes s’entraînent dur… mais pas assez intelligemment!

Par Michael Lecuivre · CoachMika

La motivation n’est pas le problème. Rarement.
Le volume non plus.
L’envie de bien faire, encore moins.

Et pourtant, combien de triathlètes sérieux stagnent… voire régressent ?

Très souvent, je retrouve le même schéma :
➡️ plus d’entraînement
➡️ plus de fatigue
➡️ moins de fraîcheur
➡️ performances qui plafonnent

S’entraîner dur donne l’impression de progresser.
Mais ce n’est pas l’effort qui fait progresser, c’est l’adaptation qu’il déclenche.

Sans structure claire, sans hiérarchie des intensités, sans gestion réelle de la récupération, on ne construit pas de performance. On accumule simplement de la charge.

Le piège, c’est que ce modèle peut “fonctionner” un temps.
Jusqu’au jour où :

  • la forme devient variable, voire imprévisible

  • les séances clés passent de moins en moins bien

  • la confiance en soi commence à s’effriter

À ce stade, beaucoup pensent qu’il faut encore en faire plus.
Alors que le problème est souvent ailleurs : dans la manière de s’entraîner, pas dans l’engagement.

Prenons un exemple très classique, observé lors d'un de mes consulting:

Un triathlète amateur, bien organisé, 8 à 12 heures d’entraînement en moyenne par semaine.
Il ne rate presque aucune séance.
Il ajoute régulièrement “un petit plus” :
– un footing en rab
– quelques watts de plus sur le home trainer
– une séance vélo “un peu plus appuyée que prévu”

Sur le papier, tout semble cohérent.
Dans la réalité, les signaux s’accumulent :

  • fréquence cardiaque au repos plus haute, idem à intensité identique

  • ressenti d'effort en progression constante

  • sensations de jambes “vides” sur les séances clés

  • besoin de se convaincre pour aller s’entraîner

  • performances en compétition inférieures aux attentes

Ce n’est pas un manque de structure ou encore moins de courage.
C’est un excès de charge mal hiérarchisée.

Un autre cas observé:

Un athlète a écrit son plan en autonomie et suit scrupuleusement ses zones.
Il respecte les puissances, les allures, les fréquences cardiaques.
Mais il enchaîne :

  • trop de séances “entre deux” (= pas assez de zones spécifiques)

  • trop de jours modérément difficiles (= modèle de répartition des intensités pas optimal)

  • pas assez de vraies journées faciles (= les jours "faciles" ne sont pas faciles et du coup les vrais jours durs les ont pas assez durs...)

Résultat :
il est toujours un peu fatigué,
mais jamais suffisamment reposé pour exprimer son potentiel...PARTIELLEMENT!

On appelle ça une fatigue de fond.
Silencieuse.
Insidieuse.
Et extrêmement limitante à long terme.

À l’inverse, s’entraîner intelligemment, c’est accepter que :

  • certaines séances doivent être réellement faciles

  • certaines intensités doivent être protégées

  • certaines semaines doivent volontairement permettre de lever le pied

C’est aussi comprendre que :
➡️ plus de données ne signifie pas plus de clarté
➡️ plus de séances ne signifie pas plus de progression

La performance durable se construit quand chaque séance a un rôle précis dans un ensemble cohérent.

Un dernier exemple:

Une athlète à distance s'adresse à moi après plusieurs mois avec un autre coach. Fatigue, blessures à répétition, volume de dinguo malgré une vie pro déjà ultra dense.

=> mon premier réflexe (très souvent) a été de baisser le volume global, d'inclure de la PPG de manière périodique mais régulière, de commencer avec une période très facile, puis de reprendre les intensités vraiment de manière ponctuelle et en accord avec son rythme de vie.

Résultat => une progression constante, des résultats en course en progression, des PR à la pelle et surtout le bonus magique: PLUS DU TOUT DE BLESSURES!!!!

C’est exactement ce que je cherche à transmettre ici.

Pas des recettes magiques.
Pas des plans copiés-collés.
Mais une logique de réflexion, celle d’un coach qui cherche à faire progresser ses athlètes sans les user.

👉 Et si le vrai levier n’était pas d’en faire toujours plus,
👉 mais d’apprendre quand appuyer… et surtout quand lever le pied ?

Cette approche vous parle? Si oui, alors tant mieux et je vous souhaite le meilleur cette saison!

Si ce n'est pas le cas, j'adorerais échanger avec vous autour du sujet!! 😜

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